samedi 21 mai 2011

"Des transports sous contrôle" (La République du Centre)



Malgré l'agression d'un chauffeur de bus, mardi,à Saran, la police intercommunale des transports affiche un bilan plutôt satisfaisant, salué par les élus de l'agglomération.
Cent cinquante-trois interpellations, un taux d'identification des auteurs de violences qui frise les 100 % : le bilan d'activité 2010 de la police intercommunale des transports, présenté, jeudi, par Florent Montillot, aux élus de l'AgglO, est édifiant.

Dommage qu'il ait eu lieu deux jours après l'agression d'un chauffeur, mardi soir, à Saran. « Nous recensons une vingtaine d'agressions physiques par an, sur 25 millions de voyages. C'est très faible ! », répond l'élu en charge des questions de prévention et de sécurité dans les transports en commun. « Surtout, pour nous, il est très important d'être assuré que ces individus coupables de violences seront interpellés. Sur ce plan, je pense qu'on est le seul réseau de transports urbains où on est arrivé à un taux d'élucidation de quasi 100 % », poursuit Florent Montillot (Nouveau Centre).

Ces bons résultats sont mis au compte de la « montée en puissance » de cette brigade intercommunale, depuis 2006. Patrouilles et contrôles se sont vus réorganisés et renforcés, notamment à proximité des établissements scolaires et des discothèques. Et tout cela, sans aucune hausse d'effectifs, simplement des heures supplémentaires.

« Alors qu'avant, les contrôleurs étaient parfois cinq ou six pour effectuer des contrôles de titres. Ils sont aujourd'hui trois en moyenne », précise l'élu. Ainsi, en 2010, près de 1,5 million de personnes ont été contrôlées. Un bémol cependant, cette hausse des contrôles ne s'accompagne pas d'une diminution du taux de fraude, qui stage autour des 9 %.

Mais surtout, Florent Montillot a insisté sur l'efficacité des caméras présentes en nombre, depuis deux ans, sur l'ensemble du réseau (dans les 205 bus, dans les 22 rames de tram, ainsi que sur les stations et dans les dépôts), et qui permettent de conserver des images jusqu'à trois jours après les faits. Un dispositif certes efficace, puisqu'il permet d'identifier les coupables dans la grande majorité des cas, mais qui a aussi un coût : 2.180.000 euros. Un montant qui a « saisi » Monique Lemoine, élue de Fleury-les-Aubrais. « Je me demande quand est-ce qu'on mettra autant d'argent dans la prévention et la formation ? », a-t-elle interrogé. « Ce serait bien qu'on en arrive à une véritable stratégie de prévention, pour éviter ces passages à l'acte. »

« Il y a une stratégie de prévention qui est menée », lui a rétorqué Charles-Éric Lemaignen, le président (UMP) de l'AgglO. « De grâce, pas de caricature sur le tout répression. C'est une petite musique qui devient agaçante. »


Marion Bonnet

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